mercredi 20 avril 2016

Birth of a nation 2016: la révolte de Nat Turner portée à l'écran


Pari audacieux que celui d'utiliser le nom d'un film qui faisait la promotion du Ku Klux Klan (D.W. Grffith 1915) pour porter à l'écran la révolte du pasteur noir Nat Turner. Je récupère ici l'article de Jozef Siroka dans La Presse d'aujourd'hui et je vous laisse la bande-annonce. Le soulèvement de Turner et de son groupe aura des répercussions immenses dans les années qui précèdent la guerre de Sécession. Les sudistes seront effrayés par les agissements de ce "Spartacus" américain. Les historiens qui étudieront cette période plus tard vont considérer cette révolte comme une preuve que les Noirs n'ont pas été des témoins passifs attendant la venue du "sauveur blanc".

Extrait du texte de Siroka:

 "La réception critique a été enthousiaste, avec une note de 77% sur Metacritic (une seule des 10 critiques n’est pas positive, reprochant au film sa «maladresse»). Manohla Dargis du New York Times, dans son compte-rendu de Sundance, a été convaincue à moitié, vantant sa «rare ambition» et ses «séquences puissantes», mais regrettant des «longueurs et des choix visuels malheureux». Elle croit aussi que le film a consciemment évité des passages particulièrement douloureux de l’histoire (comme le massacre de femmes et d’enfants par la bande de Turner) afin d’acquérir un «avantage commercial».

The Birth of a Nation «a secoué le festival», rapporte Dargis avec approbation. Même ceux qui n’ont pas vu le film sont décontenancés ne serait-ce que par son titre. On a droit ici à un cas saisissant d’appropriation culturelle inversée, où le groupe opprimé fait sien l’héritage du groupe dominant. Parker ne se cache pas d’avoir cherché à brasser la cage (...)."

  http://blogues.lapresse.ca/moncinema/siroka/2016/04/20/the-birth-of-a-nation-version-2016/

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